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Une offre d'emploi de rêve en Valais - 24-11-2008
Je suis tombé cette semaine par hasard sur une offre d'emploi pour le recrutement d'horlogers :
Si on regarde ce qui, dans l'annonce, a trait à la qualité de vie et au Valais (en jaune), voilà ce qu'on obtient :
L'annonce fait donc une part beaucoup plus importante à la qualité de vie qu'au métier. Finalement, sur le poste, il n'y a pratiquement rien : on réclame juste des horlogers confirmés.
Ces derniers jours, on a pu lire dans la presse les inquiétudes du secteur de l'horlogerie en Suisse.
Avec de telles annonces, qui montrent bien que le secteur a du mal à recruter, on peut rester confiant...
Voir l'annonce complète sur Jobup.
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A Genève, le travail des jeunes est plus restrictif que la prostitution des mineures - 14-11-2008
Je vais sortir des sujets habituels pour vous parler de ma réaction face à un article du quotidien gratuit 20 minutes.
Dans article intitulé "La demande pour les escort-girls mineures explose", j'y ai appris qu'en Suisse, la prostitution était légale à partir de 16 ans... et que malheureusement, sur Genève, il y avait un "marché" et une "demande" pour ces pauvres jeunes filles.
Or, concernant le travail "normal" pour les jeunes (vous m'autoriserez à affirmer que la prostitution pour les mineures n'est pas une activité normale), dans le canton de Genève, le travail de 15 à 19 ans est autorisé mais avec quelques contraintes selon l'âge (interdiction par exemple de travailler au service de la clientèle dans les entreprises de divertissement, telles que les boîtes de nuit, dancing etc...).
En somme, à Genève, les mineures peuvent se prostituer mais pas travailler dans les boîtes de nuit.
Quelqu'un pourrait-il m'expliquer, ou bien quelque chose ne fonctionne-t-il pas correctement dans la loi genevoise sur le travail ? Qu'en pensez-vous ?
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Frontaliers : un pouvoir d'achat en hausse ? - 06-11-2008
J'entends et je lis un peu partout depuis quelques semaines que les travailleurs frontaliers ont, grâce au franc suisse qui augmente face à l'euro, un pouvoir d'achat qui augmente "sans rien faire".
C'est vrai, mais il ne faut pas oublier que depuis l'automne 2006, les frontaliers ont subi l'effondrement du franc suisse.
Un petit exemple pour bien se rendre compte :
A l'automne 2007 : 1 CHF = environ 0,60 euros
A l'automne 2008 : 1 CHF = environ 0,69 euros
Si vous aviez changé 4 000 francs suisses, à l'automne 2007 vous auriez reçu environ 2 400 euros
Si vous avez changé la même somme à l'automne 2008, vous auriez reçu plus de 2 700 euros.
Comment faire pour ne pas subir le taux de change ?
Comme j'ai pu le lire ce matin dans la newsletter du Groupement transfrontalier européen, le travailleur frontalier doit apprendre à vivre avec un risque de change permanent, et qui ne va pas toujours dans le bon sens.
Alors pour limiter ce type de désagrément, certaines banques françaises mettent à disposition de leurs clients des services de garantie de change : vous pouvez ainsi prévoir aujourd'hui le taux de change CHF/EUR qu'on vous appliquera demain.
Cela vous permet au moins de maintenir un budget.
- Si l'euro augmente face au franc suisse : vous limitez les dégâts
- Si l'euro baisse face au franc suisse : vous ne bénéficiez pas de l'effet "taux de change"
Donc, l'idéal, c'est de garantir contre le risque de change une partie de son salaire. Tout est dans le dosage.
Ces services sont souvent assortis de possibilités de virement automatique des fonds : car lorsque je vois ces files de personnes qui font la queue aux bureaux de change Migros à Genève, pour échanger leurs francs suisses contre des euros, je suis consterné : que dire de la sécurité ? Du risque de perdre l'argent etc... Pour le coup, se faire braquer après avoir changé son argent au bureau de change risquerait de provoquer une baisse significative de votre pouvoir d'achat...
Et pour finir, un petit reportage de la TSR qui illustre très bien le sujet.
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Etre un bon annuaire plagieur, ce n'est pas donné à tout le monde - 29-10-2008
Voici la suite de la saga "europale", l'annuaire en mal de référencement qui plagie le contenu des autres sites, et en particulier des sites en relation avec la Suisse.
Notre billet précédent, qui a dénoncé, copies d'écran à l'appui, le plagia généralisé de l'annuaire europale a eu quelques effets sur le site :
- certaines pages ont été complètement effacées : c'est le cas de celle du MEFEF, des pages de l'ANPE notamment
- sur certaines, le contenu a été modifié légèrement : c'est le cas de la page volée de l'Etat de Genève
- d'autres pages ont été supprimée puis de nouveau créees avec un nouveau nom de page : c'est le cas de notre page salaire : d'une page http://geneve.europale.com/salaires-en-suisse.htm on passe à une page : http://geneve.europale.com/salaires-geneve.htm
C'est l'astuce du sioux. La page a été retravaillée (on change deux ou trois termes, on refait un petit calcul du taux de change et hop), et le webmaster a repris une partie du contenu d'une ancienne version de notre page qui date de juin 2007.
Un travail, qui a probablement pris pas moins de 2 minutes à Nicolas Bellet, le webmaster de cet annuaire.
La preuve en images :
L'ancienne page sur les salaires de Travailler-en-Suisse.ch :

Et la nouvelle page du site europale http://geneve.europale.com/salaires-geneve.htm :

Pas de chance pour ce pauvre Monsieur Bellet, bien maladroit avec sa fonction copier-coller : les références de bas de page, qui sont identiques chez europale et sur notre page de l'époque, annoncent un contenu sur les salaires qui n'existe plus aujourd'hui (flèche rouge).
Quant au texte de la page, on est identique ou proche, voire très proche.
Je vous laisse juger de l'intérêt pour les internautes, d'avoir à disposition du contenu volé qui date de presque un an 1/2...
C'est du lourd et du sérieux, mais ça permet d'avoir un bon référencement, de créer du trafic et de vendre de l'espace.
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Cycle de conférences sur la Suisse - 28-10-2008
Dans les semaines qui viennent, je participerai à deux conférences :
- A Annecy, avec le l'IPAC, le mardi 4 novembre prochain :
« Travailler en Suisse : est-ce toujours l?eldorado ?
Attention aux nombreuses idées reçues !»
Lieu : IPAC - 42 chemin de la prairie 74000 Annecy
inscription : lsublet@ipac-france.com
- A la Fnac Bâle, le vendredi 14 novembre à 17h, j'aurai la chance de rencontrer certains de mes lecteurs et de me prêter au jeu des questions-réponses.Lieu : Steinenvorstadt 5, CH-4051 Basel?
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Travailler-en-Suisse.ch et des sites institutionnels suisses et français plagiés - 24-10-2008
En 3 mois, nos sites ont été plagiés à 3 reprises par des entreprises.
Pour deux d'entre-elles, le problème est peut-être sur le point de se régler intelligemment, car il n'y avait visiblement pas volonté de nuire (vous savez, le fameux stagiaire d'été qui recopie le contenu d'autres sites...).
Pour un autre c'est un peu plus compliqué. Je vous invite donc à rentrer dans cette histoire de vol de contenu.
Avant tout, pour vous rendre compte de l'ampleur de la copie, voici ce que ça donne, en images et quelques copies d'écran : certains des liens vers les sites d'Europale sont sur le site d'archive "web.archive.org" car les pages ont été modifiées. L'aspect graphique des pages est différent, mais le contenu est identique ou quasi identique (cliquez sur la copie d'écran pour voir le détail de la page) :
- La même chez Europale : http://web.archive.org/web/20071117224019/http://paris.europale.com/fiscaliteentreprise1.htm

- ANPE : http://www.anpe.fr/actualites/affiche/archives_2005/aout_2005/contrat_nouvelles_embauches_cne_5388.html

- La même chez Europale :


- La même chez Europale : http://emploi.europale.com/sections.php?op=viewarticle&artid=9

- Travailler-en-Suisse.ch : http://web.archive.org/web/20070628224941/http://www.travailler-en-suisse.ch/html/estimer-son-salaire-en-suisse.html
- La même chez Europale : http://web.archive.org/web/20080201092103/http://geneve.europale.com/salaires-en-suisse.htm

- Site Officiel de l?Etat de Genève : http://www.ge.ch/permis/fr/faq.asp

- La même chez Europale : http://web.archive.org/web/20080215035659/http://geneve.europale.com/travailler-en-suisse.htm

- Portail du COPAD (Etat de Genève) : http://icp.ge.ch/po/copad/vie-du-college/carte20ans20francs/copy_of_subvention-copad

- La même chez Europale : http://web.archive.org/web/20071105064039/http://geneve.europale.com/culture-art/carte-20-ans-20-francs.htm

- Genève-Tourisme : http://www.geneve-tourisme.ch/?rubrique=0000000486

- La même chez Europale : http://geneve.europale.com/administration/ONU-Geneve.htm

- Ville de Genève : http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/festivals.html

- La même chez Europale : http://geneve.europale.com/festivals-geneve-2008.htm

- Ville de Genève :http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/theatre.html

- La même chez Europale : http://geneve.europale.com/theatre-agenda-geneve-2008.htm

- Service Industriels de la ville de Genève :http://www.mieuxvivresig.ch/corporate/l-entreprise-sig/notre-patrimoine/jet-eau/index.lbl

- La même chez Europale : http://geneve.europale.com/jet-deau-geneve.htm

- MAMCO : http://www.mamco.ch/musee.html

- La même chez Europale : http://geneve.europale.com/culture-art/mamco.htm

Et tout n'y est pas visiblement. La liste qui m'a été transmise n'est pas complète...
Si vous voulez le détail de l'histoire, avec ses anecdotes, c'est maintenant :
Il y a quelques mois, nous avons découvert qu'un site avait copié quasi intégralement le contenu d'une de nos pages du site Travailler-en-Suisse.ch, celle qui avait le plus fort trafic. Nous l'avions constaté car nous étions auparavant premier de certaines requêtes Google, avons été remplacé dans le classement par la page en question, et improprement dégagé par Google.
Après avoir contacté l'indélicat webmestre, celui-ci finit par reconnaître qu'il y avait copie, et modifiait le contenu. Fin de l'acte I.
Acte II : Après quelques mois, la page du site était toujours en première position de Google, malgré un contenu pas à jour, et notoirement faux. L'algorithme de Google aurait-il des limites ?
Nous découvrons que le plagiat ne s'est pas arrêté uniquement sur nous.
Étrangement, les victimes plagiées sont toutes des institutions ou associations suisses et françaises.
Et pour finir, on trouve aussi un peu de framing (pour les non initiés, le framing consiste à intégrer dans un site un autre site, partiellement ou intégralement, ce qui est interdit par la plupart des sites).
Grâce aux sites des télévisions nationales et des chaines de cinéma, le site Europale peut proposer gratuitement du contenu à ses internautes :
http://web.archive.org/web/20080203151301/http://portail.europale.com/tf1.htm
http://portail.europale.com/france3.htm
http://portail.europale.com/cinemamajestic.htm
http://portail.europale.com/cinemasdunordpasdecalais.htm
Le site Europale vit de la vente d'espace publicitaire : plus vous avez de trafic, plus vous vendez d'espace, mais comme un annuaire par définition n'a aucun contenu, on s'en fabrique un pour pas cher en prenant celui des autres. Et si possible des institutions, moins regardantes, et moins dans une logique de positionnement sur Google. Ca limite le risque de plaintes. Enfin ça, c'est ma position sur le sujet, pas forcément l'intention de la société. Mais lisez la suite.
Acte III : Nous tentons de faire supprimer la page qui nous porte préjudice. J'appelle le responsable de la société Europale as Media, pour lui annoncer que nous avons fait constater par huissier le plagiat.
Nous avons eu au bout du fil une personne désolée, et surtout surprise de voir que du contenu de leur site était identique à celui d'une vingtaine d'institutions et d'associations.
"Il est vrai que nous avons souvent été copiés, y compris par les institutions" m'a-t-il dit pour finir. Et de rajouter "Mais bon, nous n'avons jamais voulu porter plainte". Ouf, heureusement, car s'il avait réussi à convaincre un juge que la société Europale as Media, sise en Angleterre et dirigée par un français vivant en Haute-Savoie, était bien l'auteur original des contenus dupliqués sur les sites de l'ANPE, du MEDEF, de l'Etat de Genève, de la ville de Genève, de Genève tourisme et des services industriels de Genève, ces institutions étatiques, semi-étatiques et associations auraient pu avoir de très gros problèmes pour le contenu "volé" qui se trouve sur leurs pages ! Décidément, mêmes les institutions ne respectent rien ;-)
Il finit néanmoins par accepter verbalement de supprimer la page qui nous porte préjudice.
Acte IV : Nicolas Bellet, le responsable de la société, m'envoit un message mail, et refuse finalement de supprimer la page en question : il se rétracte.
Mais le plus étonnant, c'est que même dans ce message, il semble ne pas avoir connaissance du contenu de ses sites :
" [...] nous n'avons en aucun cas dupliqué du contenu émanant du Medef ou ANPE. Seul un lien de téléchargement vers un document du Medef était actif, mais aucun contenu n'a été repris.
Il en est de même pour l'ANPE. Vos sources sont fausses. [...]
Acte V :
Le problème du plagiat, et du contenu dupliqué est avant tout économique :
Avoir un bon référencement naturel, c'est du temps, de l'argent, de l'investissement. L'information est libre, mais pas la manière dont elle est écrite, et il est indispensable de protéger ses intérêts.
L'équipe de direction d'Expatwire SAS, qui administre le site Travailler-en-Suisse.ch, va déposer une plainte, l'entente amiable n'ayant pas été possible, malgré les preuves plutôt... incontestables.
Et vous, vous en pensez quoi ? Est-ce que la thèse de l'erreur involontaire peut être retenue ?
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Secret bancaire : le Luxembourg se rebiffe dans une interview choc - 23-10-2008
Ca a chauffé au journal de 20h en France. Jean-Claude Juncker, le premier ministre du Grand Duché du Luxembourg, a remis les pendules à l'heure hier sur France 2 à propos du débat sur les paradis fiscaux.
Critiqué sur le Luxembourg, présenté dans le reportage comme un paradis fiscal, le premier ministre luxembourgeois a littéralement fustigé David Pujadas pendant une grande partie de l'interview.
Quelques phrases et qualificatifs choisis :
- "interview ridicule"
- "journalisme primaire"
- "condescendance franco-française"
- "La France n'est pas plus exemplaire en matière de moralité financière que le Luxembourg"
- "Le Luxembourg n'est pas responsable de la crise financière mondiale"
Sur le fonds, Jean-Claude Juncker déclare être d'accord sur le rôle des paradis fiscaux dans la crise. En revanche, il remet en cause le travail des journalistes, et leur manière de présenter les choses. Bref, il réagit aux "donneurs de leçons" français.
A en juger la piètre qualité de l'interview, on peut se demander si les journalistes ne cherchent pas eux aussi à tout prix un responsable à la crise ;-)
Une chose est certaine : la Suisse doit probablement sourire de cette passe d'arme au sein de l'Union européenne.
Et vous ? Que pensez-vous de la position de la Suisse et du Luxembourg ?
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Le tour de France... des paradis fiscaux - 22-10-2008
Je ne résiste pas à ce petit plaisir : j'ai réagi ce matin au souhait de l'Allemagne et de la France de "faire du ménage" dans les pays ayant une approche déloyale de la fiscalité, en mettant notamment la Suisse dans la liste noire des paradis fiscaux.
L'actualité vous rattrape parfois, et le Tour de France a dévoilé aujourd'hui son parcours pour 2009, qui passe par : Monaco, Andorre et la Suisse, 3 pays visés et dénoncés comme étant des paradis fiscaux... Ils auraient pu faire un détour par Luxembourg. Pour les îles vierges, ça aurait été plus compliqué.
Décidément, Le sport ne respecte vraiment rien.
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Crise financière : vite des coupables ! - 22-10-2008
La France et l'Allemagne ont organisé hier, dans le cadre de l'OCDE, une réunion visant à mieux lutter contre les paradis fiscaux.
Je crois que tout le monde s'accorde pour dire que ces paradis fiscaux ont eu un effet indirect et aggravant sur la crise financière.
La réunion visait clairement (entre autres) la Suisse et son secret bancaire.
Ouf, le monde est rassuré à présent : grâce à la France et à l'Allemagne, on a trouvé les coupables de la crise (qu'on connaissait déjà un peu auparavant mais bon, comme il n'y avait pas la crise, ce n'était pas la peine d'en rajouter...).
On évoque également du bout des lèvres le Luxembourg et l'Irlande, et je n'ai rien lu sur la Belgique, dont les conditions fiscales pour les personnes très fortunées sont particulièrement intéressantes.
Ah, je retrouve là cette belle France, donneuse de leçon et moralisatrice à souhait, qui oublie cependant de nous dire une chose : Selon le journaliste Sylvain Besson du quotidien suisse Le Temps, la France refuse de livrer la liste des personnes qui sont soupçonnées d'évasion fiscale. Le gouvernement français souhaiterait aussi que les banques, "sur la base du volontariat", indiquent quelles proportions de leurs revenus proviennent des paradis fiscaux... Faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce que je fais.
Dans les rangs suisses, les avis sont partagés. J'ai récemment lu sur le très bon blog "ouVertures.info, une autre lecture de l'info" un avis très tranché sur la question : le journaliste donne raison à l'Union européenne. Très bien, sauf que juste sous ce même article fustigeant les paradis fiscaux suisses, voici les annonces Google qu'on pouvait lire :
Ou comment vivre des sujets qu'on critique...
Je pense que ça résume plutôt bien l'ambiguïté du sujet ;-)
Sur un registre un peu moins drôle, je pense que cette prise de position européenne, à travers la France et l'Allemagne, n'est pas de nature à calmer les tensions qui pourraient se développer en Suisse à propos du référendum sur les accords bilatéraux. Faut-il le rappeler, en Suisse, c'est le peuple qui décide...
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Du changement - 16-10-2008
Vous avez sûrement remarqué que la fréquence de mes billets sur ce blog avait baissé. En fait, l'actualité importante et que les travailleurs étrangers devraient connaître est à présent sur notre site www.travailler-en-suisse.ch.
Je réserve ainsi à ce blog tous les articles de fond.
En plus de l'actualité, il est désormais possible sur Travailler-en-Suisse.ch de s'inscrire à une newsletter.
Nous développons également des services gratuits pour les internautes :
- "Demande de devis pour une assurance maladie pour les travailleurs frontaliers"
- "Mise en relation pour l'implantation de son entreprise en Suisse"
D'autres sont à venir.
Enfin, dans quelques semaines, ce blog changera de peau...
A très bientôt
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M... c'est la C... - 07-10-2008
Même si vous êtes la personne la plus optimiste du monde, je vous mets au défi de garder le moral en ce moment.
En point d'orgue, cette belle crise boursière dont les journalistes ne manquent pas un instant de nous rappeler quel effet tragique, dramatique, horrible, néfaste elle aura sur nos misérables vies.
Cependant, le "tragédisme" journalistique ne semble pas le même des deux côtés de la frontière : en France, alors que la crise n'était pas là, les journalistes n'ont eu de cesse de nous informer plusieurs mois à l'avance qu'elle allait venir. Cela fait d'ailleurs bien rire nos amis suisses, dont les journalistes ont, semble-t-il, une moins grande émotion sur le sujet.
Certains diront "c'est normal, la Suisse est moins touchée". Je répondrai, peut-être, mais elle est touchée également, et ce depuis la crise des subprimes et la déroute de l'UBS.
En Suisse, visiblement, on a un peu plus de recul sur le sujet. Oui c'est vrai que la crise est là, mais la peur n'empêche pas le danger, alors on se retrousse les manches deux fois plus.
En France, j'ai l'impression qu'on s'enterre deux fois plus...
Comme je pense qu'il est important d'agir, je vais tenter de ne pas citer le mot "crise" dans aucun de mes billets pendant 1 mois, tout en continuant d'en parler.
Et je vous mets à contribution, en vous proposant le challenge suivant : commentez ce billet en parlant de la crise, sans jamais écrire le mot "crises" ni aucun de ses synonymes.
En êtes-vous capable ?
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Flash spécial : coup dur pour les accords bilatéraux - 06-10-2008
Je n'ai pas été très inspiré : je vous annonçais un peu vite, le 24 septembre dernier, à l'occasion du discours de la Conseillère fédérale Doris Leuthard, qu'il n'y aurait probablement pas de problème pour la "validation" des accords bilatéraux et que selon toute vraisemblance, il n'y aurait pas de referendum, le principal parti nationaliste, l'UDC, n'ayant pas déposé d'initiative.
C'était sans compter sur la droite "dure", qui a fait son chemin sans l'UDC, et qui récolté - à grand peine - les 50 000 voix nécessaires. Un peu plus de 51 300 voix ont été validées, et déposées avant le délai référendaire légal, le 2 octobre... La date exacte du referendum sera communiquée ultérieurement.
Cette situation risque de fragiliser les relations entre la Suisse et l'Union européenne, et c'est maintenant au peuple suisse de décider de l'avenir des accords bilatéraux.
Je ne crois pas à un "non" du peuple suisse pour plusieurs raisons, et en particulier économiques, mais tout de même, le risque existe à présent.
A mon sens, seule une situation "catastrophe" (comme une crise économique majeure qui toucherait durablement le marché intérieur suisse) pourrait donner naissance à un "oui".
C'est à présent le devoir de chacun de nous, travailleurs étrangers en Suisse, d'avoir une attitude exemplaire, et d'expliquer à nos amis et collègues suisses pourquoi les accords bilatéraux sont une bonne chose, pour l'Union européenne et la Suisse.
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Salaire des dirigeants et crise financière en Suisse : pas facile d'être un requin - 02-10-2008
En juin dernier, le syndicat Travail.suisse dénonçait le "gang de requins", en affichant la liste des 55 managers de 12 entreprises suisses "dont le salaire est au moins cent fois supérieur au salaire le plus bas de l'entreprise".
Maintenant que nous sommes dans la tempête et qu'on regarde cette liste, on constate que 25 de ces managers venaient du secteur bancaire, et 13 du secteur des assurances, soit ceux dont la responsabilité est clairement engagée dans la crise actuelle.
Ces dirigeants ont-ils mérité leur salaire ?
En fait, il a fallu une bonne crise pour finalement dénoncer ce qui se pratiquait depuis des années. Ce qui prouve que nous avons tous une conscience : tant que tout va bien, on accepte ces différences, mais quand ça ne va plus, cela devient indécent.
Personnellement, j'écarterai le cas des dirigeants qui ont mis leurs tripes dans leur affaire (les fondateurs) : à un moment donné, ceux-ci ont pris des risques, ils ont su faire prospérer leur entreprise. Mais de ceux-là, on n'en trouve pas beaucoup dans la liste.
Pour les autres, c'est plus difficile : que penser d'un CEO élu par un Conseil d'Administration composé de personnes qui occupent des postes de CEO ou d'éxecutifs dans d'autres boîte où ce même CEO siège dans le Conseil d'Administration ? (je ne sais pas si j'ai été clair, mais au gros, c'est du copinage, et chaque CEO siège dans le conseille d'administration de l'autre et vice-versa : c'est le meilleur moyen d'être sûr que tout le monde ira dans le sens de tout le monde, un peu à l'image de ce qui se passe en France avec les entreprises du CAC 40). Personnellement, je n'ai aucune considération pour ces "dirigeants" professionnels qui ne prennent finalement que très peu de risques : à ces tarifs, pas besoin de travailler toute une vie, alors si on n'est pas très bon...
Et vous ? Qu'en pensez-vous ?
Consultez la page "Salaires en Suisse" sur Travailler-en-Suisse.ch
Voir le reportage sur le site de la RSR "Les salaires des managers pointés du doigt"
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Pourquoi la Suisse s'en tire-t-elle aussi bien ? - 24-09-2008
En visite officielle au Comptoir suisse à Lausanne, la conseillère fédérale Doris Leuthard a tenu un discours dont le contenu est très intéressant à analyser : il met en lumière certaines valeurs du travail en Suisse, et donne des indications sur le sens du vent quant aux relations entre la Suisse et l'Union européenne.
Petits extraits commentés :
"Pour un philosophe, le commerce se définit comme un échange de marchandises ET un pourvoyeur de prospérité et d'emploi. Et ceci, dans une optique d'ouverture d'esprit et d'amélioration des conditions de vie."
Le travail n'est pas une fin en soi : il profite à la collectivité. Cette valeur "collective" est une des valeurs fortes de la Suisse.
"Mais à quoi devons-nous aujourd'hui, en tant que peuple et pays, d'être parvenus là où nous en sommes ? Au fait que contrairement à ce que l'on nous reproche, nous n'avons pas vécu en autarcie mais sommes toujours restés ouverts et curieux face aux étrangers.
- Sans Gallus , il n'y aurait aujourd'hui ni abbaye ni canton de St-Gall.
- Sans les Huguenots , il n'y aurait pas d'industrie horlogère.
- Henri Nestlé , le pharmacien de Francfort, a exporté le « Swissness » depuis Vevey vers le monde entier.
- Enfin, Albert Einstein laisse aujourd'hui encore des traces au CERN à Genève et le footballeur Hakan Yakin sur les pelouses suisses."
Références plutôt intéressantes je trouve, même si mettre au même niveau Albert Einstein et Hakan Yakin me surprend tout de même un peu ;-) Effectivement, la Suisse est fière de ses réussites, et il y a tout de même de quoi. Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, le pays n'a pas toujours connu la prospérité, et les suisses ont dû très tôt dans leur histoire exploiter au maximum les ressources qu'ils avaient... Et comme le pays n'avait aucune richesse minière, il a fallu être malin.
"Toutes ces personnes ont contribué, par leur grande ouverture d'esprit, à faire de la Suisse l'un des pays les plus innovants au monde . Elles ont attisé notre curiosité et nous ont motivé. C'est ainsi que nous avons investi dans la formation et dans la recherche. Nos collaborateurs sont bien formés et très motivés.Nous avons mis en place d'excellentes infrastructures. Nos clients bénéficient de conditions d'approvisionnement en énergie, en eau et de liaisons ferroviaires exceptionnelles et peuvent s'appuyer sur des institutions politiques et financières offrant une grande stabilité."
Vous avez ici, résumé en 3 paragraphes, l'argumentaire avancé par les promotions économiques suisses lorsqu'elles démarchent les entreprises étrangères qui veulent s'implanter en Suisse.
La fomation et la motivation des employés suisses, c'est une référence à la stabilité (il y a peu de grèves en Suisse) et à la qualité de la main d'oeuvre.
Des institutions politiques et financières stables, c'est également un des arguments majeurs avancés par la Suisse à l'extérieur. Et objectivement, c'est plutôt vrai, surtout pour les institutions politiques, où l'approche consensuelle du Conseil fédéral évite que le pays ne soit pris de schizophrénie à chaque changement de gouvernement, comme on peut le voir en France par exemple.
"Nous avons travaillé dur pour devenir une puissance économique moyenne. Malgré sa petitesse géographique, la Suisse est un acteur important sur le marché mondial. Les entreprises suisses emploient 2,2 millions de personnes à l'étranger."
Les Suisses n'aiment pas qu'on dise de leur pays qu'il est petit, mais lorsqu'on met de tels chiffres à côté, ce n'est plus la même histoire...
"Toutes ces raisons font que de grandes entreprises suisses tiennent à rester en Suisse et que des entreprises étrangères de renom choisissent de s'y implanter. Toutes ces raisons font que nous sommes l'un des pays les plus compétitifs au monde."
Et oui, c'est bien vrai : selon le World Economic Forum, la Suisse est en 2ème position des pays les plus compétitifs.
"Sur le marché intérieur, [...] de nombreux secteurs ont encore besoin d'être réformés. En révisant la loi sur les entraves techniques au commerce, j'entends éliminer les prescriptions techniques inutiles et introduire le principe « Cassis de Dijon ». Nous gagnerons ainsi en pouvoir d'achat."
Le principe du "Cassis de Dijon", c'est un peu l'arlésienne : la Suisse est un îlot de cherté, et certaines mesures protectionnistes de son marché intérieur ne facilitent pas l'importation de certains biens européens sur le marché suisse, ce qui de fait limite la concurrence intérieure, ce qui contribue aux prix élevés en Suisse. La conseillère fédérale lance un pavé dans la marre, car nombreuses sont les entreprises suisses qui font du lobbying pour que ce projet n'aboutisse pas.
Et je vous ai gardé le meilleur pour la fin :
"Nous devons résolument poursuivre dans la voie bilatérale avec l'UE. Concrètement, avec la reconduction et l'extension de la libre circulation des personnes, mais aussi en ouvrant le marché dans le secteur agroalimentaire. Grâce à la libre circulation des personnes, nos entreprises peuvent exploiter pleinement leur potentiel de croissance. Elles n'ont pas dû - comme ce fut le cas lors de précédentes phases de croissance - renoncer à développer leur production par manque de main-d'oeuvre en Suisse. Au contraire ! Ces deux dernières années, quelque 180 000 emplois ont été créés et nous avons pu tirer pleinement profit de la conjoncture favorable grâce aux meilleures possibilités de recrutement. De plus, la peur de l'autre était exagérée et sans fondement : il n'y a eu ni dumping salarial ni tourisme social."
Alors là, Doris Leuthard fait très fort : le maintien des accords bilatéraux a été longuement discuté, et la date d'expiration du délai référendaire est fixée au 2 octobre 2008. Il ne devrait pas y avoir de problème sur sujet. D'ailleurs, si vous êtes un lecteur fidèle, vous l'auriez su avant, je l'avais annoncé au début de l'année ;-)
La conseillère fédérale met en avant les arguments irréfutables de l'apport des travailleurs étrangers à la croissance économique du pays : sans étrangers, pas de croissance pour la Suisse ! C'est en substance ce qu'elle dit, et ce que les institutions suisses répètent depuis plusieurs années déjà.
Par contre, l'ouverture du marché agricole n'est, à mon sens, pas acquise, et il va y avoir des grincements de dents. Le sujet est très chaud.
On continue, encore plus fort :
"Nous voulons donner à nos entreprises un accès aisé et sans discrimination à l'économie mondiale. Malheureusement, cet objectif est retardé par les atermoiements du cycle de Doha. Mais il y a plus grave : je constate une tendance perverse. Celle du « retour au protectionnisme national » où l'on se recroqueville sur soi-même et cloisonne ses propres marchés. C'est gravissime."
Alors là chapeau ! Venant d'un conseiller fédéral, ces mots pèsent lourds : il est très rare qu'un tel ton soit employé, et que des mots comme "gravissime" soient employés. Le message est clair : la Suisse devra s'ouvrir si elle veut bénéficier de l'économie mondiale...
Mais je garde le meilleur pour la fin :"Mesdames et Messieurs, pourquoi la Suisse s'en tire-t-elle aussi bien ?
Parce que nous agissons à la manière des philosophes.
Nous menons une politique qui cherche à améliorer les conditions de vie dans leur ensemble, sans chercher à influer brutalement sur la conjoncture ni à remettre en cause la liberté économique."
Difficile de mieux résumer l'approche de la Suisse. C'est simplement parfait. Maintenant, en tant que Français, nous avons du souci à nous faire car nos politiques s'emploient à faire exactement le contraire...
Lire le discours intégral.Alors, qu'en pensez-vous ? Intéressant, non ?
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Pourquoi le RSA ne pourrait pas être voté en Suisse - 22-09-2008
Comme j'ai constamment un pied en Suisse et l'autre en France, j'aime bien imaginer les réaction qu'un pays aurait eu face à une situation vécue par l'autre.
Par exemple, récemment, le parlement français a présenté un projet de loi pour le Revenu de Solidarité Active (RSA). Ce projet, dont la philosophie me paraît saine (il s'agit de financer le retour à l'emploi des personnes les plus défavorisée) a été présenté sur un mode de financement très étrange : les revenus du capital seront taxés à 1,1%, mais tout le monde ne paiera pas : les plus riches, ceux qui sont soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) n'y seront pas assujettis, notamment grâce au fameux "bouclier fiscal" qui limite la taxation des plus riches (et qui a fait changer d'avis Johnny Halyday après sa délocalisation en Suisse).
Cela revient à dire que tout le monde ne doit pas contribuer de la même manière à l'effort social, et qu'une catégorie de la population n'est pas concernée. En fait, ce sont les classes moyennes qui sont visées.
Bon, mon but n'est pas de parler du système français mais bien d'expliquer pourquoi en Suisse une telle loi aurait peu de chances de passer. Voilà ce que j'en pense :
1 - La Suisse est une démocratie directe : contrairement à la France où le peuple ne décide finalement de pas grand chose, c'est bien le peuple suisse qui décide tout, du moins qui accepte ou refuse par référendum les propositions de loi du Parlement. Il n'est pas du tout certain que le peuple suisse, profondément démocratique, accepterait une telle proposition de loi basée sur ce mode de financement.
2 - Plus simplement, le faible taux de chômage du pays (moins de 3%) ne nécessiterait pas qu'on prenne une telle mesure. Bien sûr des personnes en Suisse sont concernées, mais l'ampleur n'est pas la même qu'en France, et les finances suisses bien meilleures.
3 - Historiquement, le peuple suisse a prouvé qu'il était responsable, et que surtout il était capable de mettre de côté ses convictions personnelles pour le bien de la collectivité (en refusant, par exemple, une baisse d'impôts).
Dans un pays où les working poor sont de plus en plus nombreux, il ne serait pas raisonnable d'imposer encore davantage une classe moyenne, au risque de la fragiliser.
Et vous, pensez-vous que le peuple suisse voterait une telle loi ?
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Les bas salaires en Suisse : qui et dans quels secteurs ? - 16-09-2008
Certes, ce n'est pas un titre très accrocheur, mais cela peut néanmoins être utile de savoir dans quels secteurs d'activité les salaires sont les plus faibles en Suisse.
J'avais déjà abordé le sujet de la pauvreté en Suisse et des bas salaires, il me semblait intéressant d'aller un peu plus loin.
On n'a pas toujours le choix de sa situation, de son métier ou de son secteur d'activité, c'est certain, mais l'information doit circuler, et je m'appuie sur une étude l'OFS (Office fédéral de la Statistique) qui est proprement passée inaperçue lors de sa sortie en juin dernier : "Bas salaires et working poor en Suisse".
Tout d'abord, un bas salaire en Suisse, c'est combien ? Sur la base d'un temps plein, l'OFS définit un bas salaire tout salaire inférieur à 3 784 francs suisses bruts par mois (en 2006).
Combien de personnes sont concernées ? Environ 320 000 personnes touchent un bas salaire en Suisse, dont plus de 67% de femmes (non, en Suisse les femmes ne sont pas les égales des hommes pour la question des salaires) . Cela représente environ 1 poste sur 10 en Suisse.
Quels secteurs d'activité sont concernés ?
Presque la moitié des postes dits "à bas salaire" en Suisse appartiennent aux deux secteurs d'activité suivants : l'hôtellerie-restauration et le commerce de détail.
La branche des services informatiques et services aux entreprises concentre également un nombre non négligeable de bas salaires, tout comme les services de la santé.
Dans quel canton trouve-t-on la plus forte concentration de bas salaires ?
Le taux de bas salaires le plus élevé est dans le canton du Tessin (plus de 22% des postes sont des postes à bas salaire). A l'inverse, c'est Zurich qui possède le taux de travailleurs à bas salaires le moins élevé.
Accédez à l'étude complète de l'OFS sur les bas salaires en Suisse.
La deuxième édition de Travailler et vivre en Suisse : guide pratique pour les résidents et frontaliers est en vente. Indispensable !
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Horlogerie : Tag Heuer Suisse recrute - 01-09-2008
J'ai reçu courant août, par le biais de Viadeo, des offres d'emplois de la société Tag Heuer (groupe LVMH) en Suisse.
Les postes sont à pourvoir près de Neuchâtel.
Je relaye ici le message reçu :
La société TAG Heuer (Suisse) compte parmi les leaders mondiaux des montres de sport de prestige.
Basés en Suisse, près de Neuchâtel, nous recherchons :
DES PROFILS CADRES (junior - senior):
Business Analyst (H/F)
Chargé de consolidation et du reporting junior H/F
Contrôleur de gestion industriel
Responsable Achats et Logistique Mouvement (H/F)
Responsable Achats Marketing H/F
Responsable de projet bâtiment neuf (H/F)
Responsable Méthodes et Industrialisation Mouvement (H/F)
Responsable Supply Chain (H/F)
DES STAGIAIRES ET JEUNES DIPLOMES (avec rémunération très attractive):
Stagiaire/JD Diversification Produit (Marketing)
Stagiaire/JD Marché Suisse (Commercial)
Stagiaire/JD ingénieur Projet Qualité
DES PROFILS NON CADRES :
Assistant(e) Customer Service H/F
Assitant(e) de Direction
Coordinateur commercial international (H/F)
Employé(e) de Stock Logistique Produits Finis
Employé(e) logistique ordonnancement
Gestionnaire de commande
Nous recrutons beaucoup et offrons de très belles perspectives de carrière au sein de la marque et du groupe.
Toutes nos offres sur http://www.tagheuer.com/human-resources/index.lbl?lang=fr
Preuve que le secteur de l'Horlogerie en Suisse est encore très dynamique.
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Emploi en Suisse : de bonnes perspectives malgré un tassement - 01-09-2008
Selon les dernières statistiques de l'emploi, l'emploi en Suisse devrait continuer à progresser au cours du prochain trimestre.
Les chiffres enregistrent cependant un léger tassement au 2ème trimestre 2008 : les chiffres progressent par rapport à l'année précédente, mais l'évolution est moins forte qu'au trimestre précédent.
Fait marquant, la progression de l'activité professionnelle a été plus forte chez les femmes que les hommes au cours de ce deuxième trimestre.
Lire le communiqué de presse de l'OFS.
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Bonnes vacances ! - 18-08-2008
Je ralentirai le rythme de publication de mes billets pour cause de vacances.
Je vous donne donc rendez-vous le 1er septembre.
Bonnes vacances à tous !
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Jeu de culture générale politique suisse - 12-08-2008
Ceux qui me lisent depuis longtemps le savent : mon credo, c'est de s'informer et de s'imprégner de la culture suisse, seul vrai moyen selon moi de s'intégrer et d'avoir des chances raisonnables de décrocher un emploi lorsqu'on est étranger.
Le très bon portail "officiel" de la Suisse, www.ch.ch, vient de mettre en ligne un jeu sous forme de quizz politique. J'ai eu des difficultés à répondre à certaines question un peu pointues, mais c'est un moyen ludique d'apprendre.
Un exemple de question :
Les lois fédérales, les arrêtés fédéraux et certains traités internationaux sont soumis au référendum lorsqu'un certain nombre de citoyens le demandent (référendum facultatif). Combien faut-il de signatures pour cela?
50 000
100 000
150 000
200 000
La réponse du site :
A ne pas confondre avec l'initiative populaire...
Et vous ? L'avez-vous testé ?
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Trouver un logement à GENEVE : impossible ? - 07-08-2008
L'information n'est pas nouvelle, mais les dernières statistiques sur l'immobilier le confirment : avec un taux de logements vacants de 0,2% en juin 2008, il semble toujours aussi difficile de se loger à Genève.
Ce pourcentage correspond à 346 appartements disponibles, dont 259 en location.
Ça n'a pas toujours été comme ça dans le canton, mais la tendance n'est pas à l'amélioration.
Pour que le marché immobilier soit fluide, les experts indiquent que ce taux devrait être 10 fois supérieur.
Lire le communiqué de presse de l'OCSTAT.
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On en parle ? - 06-08-2008
Je ne résiste pas à l'envie de vous annoncer mon interview demain jeudi 7 août sur l'émission de la RSR (Radio Suisse Romande), "On en parle".
Je vous donne donc rendez-vous à 9h30, nous allons parler du travail en Suisse pour les étrangers.
C'est du direct (pression pression).
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Vacances scolaires et rentrée en Suisse 2008 et 2009 - 04-08-2008
Voici une information qui pourrait vous être utile : sur le site de la conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique, vous trouverez le calendrier des vacances scolaires (et donc de la rentrée) pour 2008 et 2009, canton par canton.
- calendrier pour 2008
- calendrier pour 2009
Et vous qui vous êtes installé en Suisse auparavant : comment s'est passé la rentrée de votre enfant ?
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585 idées de loisirs en famille en Suisse - 01-08-2008
Il n'y a pas que le travail, pour une fois, je donne quelques info sur les loisirs.
Le site du matin vient de sortir une liste de 585 idées de loisir en Suisse, idéal pour les vacances et les week-end en famille.
Sélection par canton, type de loisir etc...
Merci à Mr. Detoutesfaçons.
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Liste des journaux, radios et télévisions en Suisse - 31-07-2008
L'agence de presse ATS publie sur son site web la liste des journaux, radios et télévisions par langue en Suisse :
Journaux en langue française
Radios en langue française
Télévisions en langue française
Pour un travailleur étranger, s'informer est primordial : si vous êtes sur place, cela favorisera votre compréhension du pays et donc votre intégration. Si vous cherchez un emploi, vous informer sur le pays vous permettra notamment d'être plus crédible en entretien.
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